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Baptisé le jour-même à l'église de la paroisse Saint Georges, il est le fils de Louis Touchemoulin, "joüeur d'Hautbois", et de Jeanne Roulot. La famille réside à l’angle de la rue aux Fèvres et de la rue des Cloutiers.
Tout jeune homme, il trouve un emploi de violoniste à Bonn, en Allemagne, à la cour de l'Archevêque et Prince-Electeur Clément Auguste de Bavière. Le jeune musicien semble avoir attiré l'attention de cet amateur des arts, qui l'envoie se perfectionner à Padoue auprès de Giuseppe Tartini. Le grand virtuose italien l'encourage dans la voie de la composition.
De retour à Bonn vers 1753, Touchemoulin est nommé Kapellmeister en 1760. Il est préféré en cela à un autre candidat, le chanteur Ludwig van Beethoven, grand-père du célèbre compositeur, membre lui-aussi de la Chapelle du Prince-Electeur. A la mort de Clément Auguste en 1761, il quitte son poste pour celui de violoniste, compositeur et directeur de la musique à la cour des Princes de Thurn & Taxis à Ratisbonne, en Bavière - fonctions qu’il conservera jusqu’à la fin de sa vie, en 1801.
En 2004, Patrick Ayrton et l'association Ars Burgundiae établissent pour la première fois les origines bourguignonnes de Joseph Touchemoulin. Ils entreprennent de redécouvrir le compositeur et sa musique.
Grâce à sa riche correspondance, nous savons qu’il avait deux frères plus âgés, musiciens également : Claude exerça à Cologne et rejoignit plus tard l’aîné de la famille, Guillaume, à Saint Domingue.
D’autre part, une lettre écrite de Bonn, le 25 avril 1761, nous révèle que Joseph Touchemoulin a séjourné à Paris, où il avait acquis un début de notoriété et publié des symphonies et des concertos. Sa carrière en France fut interrompue par sa promotion à la cour de Bonn, lorsque le Prince Electeur de Saxe fit de lui son Maître de Chapelle.
Aucune partition publiée de son vivant ne nous est parvenue. Ses compositions se trouvent sous forme de manuscrits dans diverses bibliothèques européennes et américaines. La collection la plus importante est préservée en Allemagne dans les archives de la famille princière Thurn & Taxis à Ratisbonne.
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Parmi
les œuvres connues à ce jour, dont seuls le concerto
pour flûte et une symphonie sont disponibles dans une
publication moderne, on compte :
•
seize symphonies
• cinq concertos pour violon
• un concerto pour clavecin
• un concerto pour flûte
• un divertimento
• un quatuor à cordes
• quatre sonates pour violon et basse continue
• un opéra
• un requiem
• une messe, ainsi que diverses pièces vocales &
instrumentales.
Chaque
composition retrouvée de Joseph Touchemoulin confirme
l'intérêt de sa musique, qui a trop longtemps échappé à
l'attention de son pays natal.
Exprimant son enthousiasme,
le musicologue français Gilles Cantagrel affirme :
"La
musique galante et charmeuse de ce Bourguignon annonce le
temps de Mozart"